Les ateliers au Collège de La Barre

Mis à jour : 6 juin 2019


5 classes / 3 ateliers


80 élèves du Collège de la Barre, âgés de 6 à 10 ans, sont devenus, le temps de 3 ateliers, des explorateurs dont la mission était de révéler et partager tout ce qu’ils connaissaient ou avaient appris sur le quartier Riponne-Tunnel !

Voisins géographiques de la Riponne et du Tunnel, ils cultivent un rapport particulier à ces espaces qui mérite d’être connu et représenté. En parlant de leurs quotidiens, ils ont partagé leurs perceptions et nous ont renseigné.e.s sur les façons dont ils vivent dans le quartier.


Un contexte scolaire


Le cadre scolaire a permis de rencontrer les enfants plusieurs fois, et ainsi de mettre en place des ateliers complets intégrant un grand nombre d’enfants venant d’horizons variés, indépendamment du bagage culturel et de l’intérêt de leurs familles pour le projet. En tant que participants à part entière de la démarche, ils sont devenus, comme d’autres habitants et usagers engagés dans la démarche, des relais pour parler du processus à leurs amis et aux adultes qui les entourent. Les enseignants ont également joué un rôle essentiel en permettant à Ville en tête d’intervenir dans leurs classes et, grâce à leurs connaissances des enfants, ils ont facilité la compréhension de certains points de vue et de certains dessins.



Des paroles recueillies sur le terrain


En arpentant le périmètre Riponne-Tunnel, les explorateurs ont repéré et commenté les lieux. Grâce aux photos historiques, ils ont mis en relation les utilisations des places d’aujourd’hui et celles d’autrefois, les choses qui ont changé et celles qui existent toujours. Une «longue vue» permettait de cadrer certains détails et de lancer les discussions.


Des dessins


Chaque explorateur s’est dessiné dans l’espace public du quartier.

Les endroits représentés ont été commentés et situés sur une grande photo aérienne du quartier afin de les replacer dans un contexte plus large. Les dessins révèlent le quotidien des élèves, un évènement qui les a marqués, ce qu’ils font dans le quartier ou ce qui est important pour eux. Dessiner, c’est raconter.


Des cartes mentales collectives


Par groupe de 4 ou 5, les explorateurs ont mis en commun leurs découvertes et confronté leurs points de vue en reliant leurs dessins le long d’un parcours allant de la place du Tunnel à la place de la Riponne ou inversement. Les discussions étaient riches car les vides entre les dessins devaient être comblés, le parcours discuté, et les points de repères partagés et mis en commun.


Des cartes postales sonores


Les ateliers sont accompagnés d’enregistrements sonores et de récits écrits qui permettent de garder une trace des échanges qui ont eu lieu. Des cartes postales sonores, réalisées par Victoria Turrian, nous plongent dans l’ambiance des ateliers menés avec les enfants. Elles révèlent un tableau impressionniste des ateliers et nous permettent d’esquisser les contours de l’univers Riponne-Tunnel tel que les enfants le perçoivent.