L’inclusion de la population constitue véritablement la colonne vertébrale du processus…

Mis à jour : 16 mai 2019




Dans l’évolution de la pratique urbanistique, la participation commence à être reconnue comme indispensable pour réussir un projet. Aujourd’hui, les professionnels de l’urbanisme prennent en considération l’expertise d’usage détenue par les usagers et habitants, ces derniers portant un nouveau regard sur leurs espaces vécus. L’inclusion des citoyens dans les processus de planification permet d’être au plus près de leurs attentes et besoins, tout en facilitant l’appropriation des espaces en devenir. Demander son avis au public une fois le projet ficelé et la marge de manœuvre limitée ne suffit plus !


Pour le projet Riponne-Tunnel, la participation est au cœur du processus dès le départ, afin de « construire le problème » collectivement. Les enjeux et objectifs identifiés par la population viennent dans un deuxième temps nourrir le cahier des charges d’un concours d’idées en urbanisme. Le choix d’organiser un concours d’idées n’est pas innocent – c’est en effet la modalité de mise en concurrence qui offre l’ouverture maximale, permettant à des équipes diverses (professionnels et étudiants) et pluridisciplinaires de participer à la réflexion sur le réaménagement de ces deux places emblématiques. Par ailleurs, la procédure très souple du concours d’idées permet de tester une formule inédite à Lausanne – la délibération du jury en public. Tout un chacun est ainsi invité à voir et entendre le travail du jury lors de l’analyse des projets. Qui plus est, quatre personnes représentant les habitants et les usagers du quartier seront membres à part entière du jury.


Le concours d’idées – qui ne débouche pas sur un mandat de réalisation – permettra de faire émerger une large palette de propositions. Une fois le concours terminé, les projets seront tous valorisés dans une exposition publique au début de l’année 2020, et la population sera invitée à venir échanger et débattre autour des résultats. Sur la base du diagnostic participatif, des propositions des professionnels et du débat public, une image directrice évolutive pour tout le secteur sera dessinée en réponse aux prescriptions aussi bien techniques que citoyennes. Parallèlement, certaines idées des projeteurs ou des habitants/usagers pourront être formalisées sur l’espace public  par des aménagements transitoires. Ces aménagements permettront de tester de nouveaux usages, et de confirmer ou infirmer les orientations pour le futur de ce morceau du centre-ville.