l'Humain et la nature

Mis à jour : 27 mai 2019

Article issu de la Tribune citoyenne


Bonjour,


J'aimerai participer à ma manière en proposant des idées possiblement non-partagées jusqu'à présent.


A l'heure du changement climatique ressenti tout autour du globe, de la prise de conscience publique et politique de cet aspect non négligeable de notre avenir, mais aussi, en tenant compte de l'instabilité économique qui se veut aujourd'hui récurrente et amenée à toucher tout un chacun, est-il raisonnable de dépenser des millions pour des projets court-termistes? Est-il raisonnable de projeter des structures gourmandes en énergies? Les énergies renouvelables ne parvienne pas à remplacer les énergies fossiles, à ce jour, elles ne font qu'alimenter l'augmentation de notre consommation globale, nous devons, dès aujourd'hui, pour tout nouveau projet, chercher à réduire, à néant, le besoin en énergie de fonctionnement.


L'individualisation des citoyens nourrit toujours plus les peurs de l'inconnu et de son voisin, il devient ainsi tout aussi urgent de proposer des solutions invitant les individus à se rencontrer. Le détachement de l'Humain avec l'élément qui le fait vivre, la nature, est tout aussi alarmant. Dans le stress du monde du travail, l'Homme s'est retiré de la terre et a confié sa santé et son alimentation à des industriels, ne gardant ainsi main mise que sur leurs projets professionnels et quelques évasions lointaines le week-end et durant les vacances. Il est temps, si l'Homme ne parvient plus à la nature, d'inviter celle-ci dans le monde du citadin.


Pour toutes ces raisons, le quartier central qu'est la Riponne, devrait, à mon sens, se réécrire en tenant compte des besoins suivants :


- Créer du lien social

- Rapprocher l'Homme de la nature

- Devenir un exemple capable d'influencer les autres grandes villes du pays, et d'ailleurs

- Prendre soin de la santé et de l'alimentation des riverains

- Offrir un lieu de paix et de repos aux habitants du quartier

- Fonctionner sans apport extérieur d'énergie

- Fonctionner sans dégrader ni la condition humaine, ni l'environnement

- Aggrader l'environnement


Pour ce faire, il pourrait être intéressant de créer une ferme, à taille humaine, qui reprendrait possession du béton installé. Un lieu de cultures vivrières, mené par une exploitant communal, formé sur les pratiques globales de la permaculture urbaine, sociale et agricole.

Au milieu des carrés potagers, un point de vente, des bancs de repos, des intervenants guidant le passant intéressé à remettre les mains dans la terre pour redécouvrir l'essence de la vie et l'origine de la nourriture, tout en participant à la productivité du lieu. Au pied des arbres, des ruches horizontales pour inviter nos meilleurs pollinisateurs à élire domicile près des plantes pleines de nectar. Plutôt que "ferme", ce lieu pourrait s'appeler la "ville nourricière".


Ce schéma peut paraître hors contexte, pourtant, en globalisant les réflexions sur la situation de nos sociétés développées, il me paraît que ce programme répond totalement aux problématiques contemporaines. Et ne vous en faites pas, cultiver sur du béton, ça se fait déjà à plein d'endroits. Une bonne réflexion de base permet d'obtenir un résultat cohérent et prolifique.


Ted Vanden-Bil, 01.02.2019