Atelier universitaire : le secteur Riponne-Tunnel face aux changements climatiques | Groupe 3


Riponne-Tunnel : Porte d’entrée sur Lausanne


Comment adapter la ville au changement climatique et à l’évolution des températures ? Dans le cadre d’un projet de recherche-action mené avec l’Université de Lausanne, des étudiant·es de deuxième année de la Maîtrise en Géographie, spécialisation Urbanisme Durable et Aménagement des Territoires (UDAT) de l’Institut de géographie et durabilité de l’UNIL, ont été invité·es à réfléchir à l’établissement d’une trame de fraicheur à l’échelle de la ville, ainsi qu’à des aménagements urbains à l’échelle de la place du Tunnel. Présentation des propositions des différents groupes.


En vue d’expérimenter l’îlot de fraîcheur urbain, le projet SPONGE vient traiter la dimension relative à l’eau et proposer une vision qui cherche à s’adapter et atténuer les effets des îlots de chaleur urbains.

Le concept du projet repose sur l'idée de Sponge City. Le but visé est de prendre en compte l'eau sous toutes ses formes et de la garder au maximum dans le système. Il s'agit d'imiter les cycles naturels interrompus par le béton. L'eau qui ruisselle est récoltée par des poches et revêtements perméables, et le végétal tire profit de cette eau pour redistribuer un effet de fraîcheur par évapotranspiration. L’eau est ainsi mobilisée sous toutes ses formes (la pluie, l’évapotranspiration, l’eau présente dans le sol, les fontaines, etc.). De plus, ce système spongieux permet une résurgence de La Louve de manière symbolique, historiquement présente et constitutive de la forme urbaine.

La perméabilité est le mot fort derrière le concept de SpongeCity. Il fait référence à la fois au système hydrique, mais également au système de mobilité entre les espaces. L’éponge créée devient un moyen pour les habitants de reconquérir l’espace, actuellement occupé par un parking à ciel ouvert. Cela permet également de rendre plus visible les lieux et renforcer les traversées piétonnes en liant les places. Ainsi, au lieu de frôler les murs, on investit un espace central, perméable et rafraîchissant. Le site se transforme d’un lieu de passage à un lieu de séjour.



Bollmann Axelle, Jaton Thomas et Viroux Floriane